Incitation : Peur du noir
Contraintes :
- Il est interdit de reprendre, telle qu’elle, une musique originale (vous ne pouvez le faire que si vous retravaillez sur cette bande son de façon appropriée et réfléchie).
- Ce travail se fera par groupe de deux étudiants.
- La vidéo est à finir pour le 7 mars.
Précisions :
1 - Cette incitation "Peur du noir" a pour but de vous inciter à penser les dimensions expressives de l’image et du son. Je vous invite donc à réfléchir et à penser votre film en termes d’image, car cette donnée a été parfois négligée lors du dernier travail.
- Pensez à la qualité et au rendu d’image souhaités (et par conséquent au matériel à utiliser). Pensez à la colorimétrie (lors de la prise de vue ainsi qu'en post-production). Allez-vous filmer en couleur ou en noir et blanc ? Allez-vous privilégier une tonalité ou certaines couleurs ? L'utilisation judicieuse des échelles de plans et des axes de prise de vue (plongée et contreplongée) sont fondamentales : on n'exprime pas la même chose selon qu'on utilise un gros plan ou un plan d'ensemble. Je précise cela car cette base filmique a été négligée par certains d'entre vous.
- Allez-vous utiliser un trépied ou est-il préférable d'intégrer des tremblements dans l'image ?
Bref, une image se construit, se compose, se pense avant, pendant et après le tournage. Elle devra ici être au service de l'expression d'un sentiment précis : la "peur".
2 - L'autre élément du sujet est "noir", obscurité. Cela n'est évidemment pas un hasard d'avoir associé la peur au noir : le pendant de l’obscurité étant la lumière, je voudrais vous inciter ici à réfléchir la lumière de vos films (élément qui a été abordé dans certains de vos travaux précédents). Allez-vous filmer en extérieur ou en intérieur ? Quelle "atmosphère" voulez-vous créer ? Comment allez-vous régler la balance des blancs, les contrastes, ainsi que l'exposition ? L'utilisation de caméras dépourvues de réglages manuels est donc à exclure.
3 - Enfin, la question du montage sera ici prépondérante. Au-delà de la construction éventuelle d'un récit, le montage est avant tout affaire de rythme, de tension et de relâchements, de pulsation visuelle etc. Au même titre que l'image, le montage devra être construit, articulé au service de l'expression.
Références possibles :
- L'expressionnisme allemand (en peinture mais également le cinéma de F. W. Murnau : son film Nosferatu)
- Le clair-obscur en peinture et au cinéma (notamment Rembrandt / à voir également le film Alphaville de Jean-Luc Godard pour son utilisation oppressante du clair-obscur).
- L'Enfer de Henri Georges Clouzot (film très intéressant car on y voit la façon dont ce cinéaste cherche à trouver des équivalents visuels au sentiment de jalousie et de folie)
Contraintes :
- Il est interdit de reprendre, telle qu’elle, une musique originale (vous ne pouvez le faire que si vous retravaillez sur cette bande son de façon appropriée et réfléchie).
- Ce travail se fera par groupe de deux étudiants.
- La vidéo est à finir pour le 7 mars.
Précisions :
1 - Cette incitation "Peur du noir" a pour but de vous inciter à penser les dimensions expressives de l’image et du son. Je vous invite donc à réfléchir et à penser votre film en termes d’image, car cette donnée a été parfois négligée lors du dernier travail.
- Pensez à la qualité et au rendu d’image souhaités (et par conséquent au matériel à utiliser). Pensez à la colorimétrie (lors de la prise de vue ainsi qu'en post-production). Allez-vous filmer en couleur ou en noir et blanc ? Allez-vous privilégier une tonalité ou certaines couleurs ? L'utilisation judicieuse des échelles de plans et des axes de prise de vue (plongée et contreplongée) sont fondamentales : on n'exprime pas la même chose selon qu'on utilise un gros plan ou un plan d'ensemble. Je précise cela car cette base filmique a été négligée par certains d'entre vous.
- Allez-vous utiliser un trépied ou est-il préférable d'intégrer des tremblements dans l'image ?
Bref, une image se construit, se compose, se pense avant, pendant et après le tournage. Elle devra ici être au service de l'expression d'un sentiment précis : la "peur".
2 - L'autre élément du sujet est "noir", obscurité. Cela n'est évidemment pas un hasard d'avoir associé la peur au noir : le pendant de l’obscurité étant la lumière, je voudrais vous inciter ici à réfléchir la lumière de vos films (élément qui a été abordé dans certains de vos travaux précédents). Allez-vous filmer en extérieur ou en intérieur ? Quelle "atmosphère" voulez-vous créer ? Comment allez-vous régler la balance des blancs, les contrastes, ainsi que l'exposition ? L'utilisation de caméras dépourvues de réglages manuels est donc à exclure.
3 - Enfin, la question du montage sera ici prépondérante. Au-delà de la construction éventuelle d'un récit, le montage est avant tout affaire de rythme, de tension et de relâchements, de pulsation visuelle etc. Au même titre que l'image, le montage devra être construit, articulé au service de l'expression.
Références possibles :
- L'expressionnisme allemand (en peinture mais également le cinéma de F. W. Murnau : son film Nosferatu)
- Le clair-obscur en peinture et au cinéma (notamment Rembrandt / à voir également le film Alphaville de Jean-Luc Godard pour son utilisation oppressante du clair-obscur).
- L'Enfer de Henri Georges Clouzot (film très intéressant car on y voit la façon dont ce cinéaste cherche à trouver des équivalents visuels au sentiment de jalousie et de folie)
